| textes en souffrances: |
Publié le mardi 22 juin 2004Mardi 22 juin 2004
Finissent tous dans le même panier, rigolade! Satanée retour à la nuisance de l'insignifiance triomphante! Manque de verve et de verbe, d'éloquence pour être bref! La question ultime est de divertir, de faire les "draûles", fientes qui volent, calembours! De chatouiller la glose, de la dépouiller, bien ridicule et nue, qu'on se dilate entre soi! Car les ceux qui rigolent sont les mêmes qui se font rigoler. Retour de la matière, principe du rien ne se perd quand rien ne se crée, la bêtise tourne en rond, cherche à mordre sa propre queue. Chiens savants! Farceurs de bas-niveau, médiocres, adulés tout de même! Vérité choquante! Descente infernale, glorification de vide, tout propos hors propos sans propos, parler pour ne rien dire! Le Québec fier de ne se prendre jamais au sérieux, de repousser les limites de la niaiserie et de croire qu'en cela réside son intelligence. Je veux bien dans les salons, à seize ans entre amis, première bière, petit joint, on pouffe pour des riens, mais après, ce complexe! refuser de vieillir! Entretenir le rire, c'est malheureux, rire gratuit! Me semble qu'Einstein était un grand comique, visionnaire, humour juif! En plus ses grands délires deviennent des théories! Nourissant! Nous l'avons notre société de loisirs, puisqu'aujourd'hui en grand nombre on refuse de réfléchir, pour oublier la monotonie du huit à cinq, légitime d'être cons! On se donne la permission, tant mieux, les comiques sont toujours revenchars, conservateurs, à droite... pensez à nos soldats l'esprit dans leurs bottines... l'humour des casernes... Stagnation, débilité profonde, continuons de creuser autour de la vacuité. Immobilisme tandis qu'on se tient les côtes. Faut rire j'en conviens, comme disait Chopin: les gens qui ne rient jamais ne sont pas des gens sérieux. Mais faudrait ajuster parfois nos rires au diapason des dieux. |
Post-scriptum à ma mémoire
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